L’expérience d’un soldat des Forces armées canadiennes en CHSLD

Nous avons eu le privilège de discuter avec un jeune soldat québécois, dont l’identité doit demeurer anonyme. Venant tout juste de terminer un DEC en histoire et civilisation, il travaille dans un CHSLD à Montréal depuis le 30 avril. Engagé et dévoué dans les Forces armées canadiennes depuis le 29 mars 2019, il dit n’avoir jamais songé à être déployé pour soutenir le personnel médical dans un CHSLD de Montréal.

Il avoue avoir reçu la nouvelle de son déploiement en même temps que le reste des Québécois(e)s. « Je suis très heureux d’avoir été appelé à donner un coup de main aux médecins, infirmier(ière)s, préposé(e)s aux bénéficiaires et bénévoles. Je commençais à me sentir inutile », a-t-il avoué.

Depuis son confinement, ce dernier suivait une formation en ligne. « Chaque année, l’armée renouvelle notre formation, mais là, avec la pandémie, ils ont pris de l’avance et ont décidé de nous faire faire des leçons en ligne. » Il explique que les soldats doivent toujours être prêts à agir et à partir lorsqu’ils sont appelés pour une mission. Ils doivent toujours demeurer proches de leur téléphone et ne doivent jamais manquer un appel. « Cela est primordial! », s’exclame-t-il.

Avant d’être déployés dans les CHSLD, les soldats canadiens ont tous suivi une formation intense de cinq jours en gériatrie par le personnel médical de l’armée à Saint-Jean-sur-Richelieu. « Nous avons appris à donner des bains partiels et complets, à communiquer avec les résident(e)s, comment les nourrir, quel type de nourriture leur donner, etc. Par la suite, une formation d’une journée a été offerte par la Croix-Rouge au Cégep Ahuntsic et là, ils nous ont montré les premiers soins. » Notre héros québécois dit qu’il avait tous déjà suivi une formation en premiers soins, mais l’armée voulait que les soldats soient vraiment préparés pour le pire.

Depuis le 30 avril dernier, plus de 200 soldats canadiens travaillent dans les CHSLD. Leur rôle principal est d’aider et de soutenir le personnel déjà en place pendant des périodes de 14 jours, ensuite, il y aura une réévaluation.

« Nous sommes surtout là pour assister le personnel. Lorsque nous devons donner des soins, un technicien médical de l’armée est toujours sur place pour nous surveiller et nous assister s’il y a lieu. » Le jeune homme divulgue que les employé(e)s sur place font la majorité du travail et qu’ils sont vraiment extraordinaires avec la clientèle. « Ils prennent leurs fonctions vraiment à cœur, ça paraît! Ils sont extrêmement dévoués! »

Les soldats sont séparés en pelotons de 30 qui sont ensuite divisés en deux par quart de travail, par CHSLD. Ils font surtout des journées de huit heures et certains travaillent pendant 12 heures, six jours sur sept. « Tout cela dépend des besoins des CHSLD », exprime-t-il.

Pendant cette mission, les soldats déployés doivent demeurer à l’hôtel et, entre les quarts de travail. Ils doivent rester dans leur chambre et continuer à suivre les règles de distanciation comme tout le monde.

« Je trouve ça très valorisant. Prendre soin des personnes âgées et travailler dans les soins n’était pas quelque chose d’anticipé, mais l’armée me le demande et je suis très fier de pouvoir faire une différence. »

Il aimerait dire à la population que le personnel médical est, selon lui, très sous-estimé. Les préposé(e)s aux bénéficiaires et les bénévoles font un travail incroyable et méritent d’être reconnus.

« Ce n’est pas facile pour personne cette pandémie. Mais, si tout le monde met la main à la pâte, nous allons nous en sortir. »

Bravo aux Forces armées canadiennes pour leur dévouement, implication et solidarité!

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