Camionneurs du Québec

Les camionneurs du Québec méritent d’être reconnus pendant cette pandémie

Ce que nous vivons depuis le mois de mars à cause de cette horrible pandémie est très difficile pour tout le monde. Les médias parlent beaucoup des services de soins, de la santé et des services sociaux, de la sécurité publique, des services gouvernementaux et d’entretien, des activités manufacturières et des commerces prioritaires, mais nous entendons rarement parler des services de transports prioritaires et de ceux qui risquent leur vie chaque jour, comme les camionneurs du Québec.

Les Bonnes Nouvelles du Québec a eu l’occasion et le privilège de s’entretenir avec trois camionneurs de longue distance, tous aussi passionnés les uns que les autres!

Cammioneur Marcel Bergeron
Marcel Bergeron

 

 

« Le métier de camionneur était assez difficile avant que ce terrible virus change la vie du monde entier et maintenant que le reste de la population est en confinement, il est encore plus difficile! » exprime Marcel Bergeron, un camionneur amoureux de son métier depuis plus de 40 ans. Il explique que la vie quotidienne des camionneurs depuis la pandémie est devenue très exigeante. Les règles de distanciation physique viennent mettre un gros poids sur les épaules des routiers du Québec.

 

 

 

 

Jean-Guy Caron camionneur
Jean-Guy Caron

Jean-Claude Caron, œuvrant dans ce métier depuis environ 20 ans avoue qu’« Avant, nous devions vivre avec les embûches de la route tels que le trafic, la température changeante, l’attente pour nous faire décharger et les gens violents sur nos belles routes du Québec. Comme si ce n’était pas assez stressant, maintenant, nous devons nous laver les mains dans nos camions et nous retenir pour aller faire nos besoins, car personne ne veut nous donner accès à leur salle de bain. Nous devons également nous laver dans nos camions parce que les endroits où nous pouvions nous laver sont presque tous fermés, et nous n’avons plus d’endroits où arrêter pour manger, car les restaurants sont également fermés et ceux qui sont ouverts ne prennent que les commandes à l’auto. » Il poursuit en mentionnant que leurs camions sont énormes et ne peuvent pas être stationnés à n’importe quel endroit donc, l’accès aux restaurants n’est pas évident.

 

 

Maxime Larouche camionneur
Maxime Larouche

 

 

Maxime Larouche, passionné par cette profession depuis maintenant neuf ans, confie que ça prend énormément de patience pour travailler sur les routes ces temps-ci. Il mentionne que souvent, il faut qu’ils s’arrangent seuls, car personne ne veut les approcher. Ils sont souvent blâmés et accusés de transporter et de propager la COVID-19. « Tout cela est faux! » affirme-t-il. « Au contraire, nous suivons toutes les règles, nous nous lavons les mains à chaque arrêt, nous n’avons presque plus à débarquer de nos camions. Nous nous sentons encore moins appréciés qu’avant. »

 

 

 

Avec leur passion, leur engagement et leur dévouement, les camionneurs méritent tellement d’être remerciés et reconnus pour leur travail exemplaire. Si ce n’était pas pour eux, les épiceries seraient vides, les tablettes de matériaux de construction seraient dégarnies, les hôpitaux seraient en rupture de médicaments et les pharmacies ne pourraient plus subvenir aux besoins d’hygiène de la population entière. Imaginez la situation horrifique dans laquelle nous nous retrouverions!

Les trois enthousiastes des routes du Québec affirment qu’à la fin de la semaine, après avoir travaillé entre 55 et 70 heures, ils ressentent tous un grand sentiment de fierté et d’accomplissement. « Nous avons le plus beau métier du monde! Nous faisons une différence et réalisons quelque chose de spécial chaque jour. Ça, c’est une compensation en soi! » affirment-ils. Bravo à tous les camionneurs et camionneuses du Québec et surtout, merci de ne pas nous lâcher!

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